Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Des responsables politiques de tous bords estiment qu’Emmanuel Macron devrait démissionner pour sortir la France de la crise politique. Jean-Luc Mélenchon se prépare à cette hypothèse. D’autres espèrent la repousser par crainte des divisions à gauche. Le RN joue faussement l’indifférence.
Le premier ministre n’en finit plus de céder aux desiderata de l’extrême droite dans l’espoir d’échapper à une censure du gouvernement la semaine prochaine. Michel Barnier s’est déjà couché sur la fiscalité de l’électricité et l’aide médicale d’État, mais Marine Le Pen en exige davantage.
Arrivé en tête de l’élection présidentielle, Călin Georgescu ne doit pas uniquement son score à la plateforme TikTok. Il s’inscrit dans la vague d’une extrême droite roumaine de deuxième génération, parvenue depuis 2020 à coaguler différents types de ressentiments.
Réunis en assemblée générale mardi 26 novembre, les salariés du groupe de presse et d’édition catholique ont exprimé leur inquiétude après l’annonce de l’arrivée d’Alban du Rostu, ex-bras droit du milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin.
Le Rassemblement national a menacé de se rallier à la motion de censure que devrait déposer la gauche mi-décembre, après le probable 49-3 sur le budget. Le gouvernement Barnier compte désormais les jours qui le séparent de sa fin. Et la classe politique échafaude tous les scénarios.
Deux mois après les révélations de Mediapart sur Christine Engrand, qui a notamment utilisé l’argent de l’Assemblée pour payer la pension de ses chiens, un site de rencontre ou les obsèques de sa mère, le bureau du RN a décidé de la suspendre pendant six mois.
Le président du Rassemblement national a prétendu que « ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire » est la « règle numéro 1 » pour être candidat de sa formation. Mediapart liste pourtant une dizaine de parlementaires ou de personnalités investies qui dérogent à la règle. Dont Marine Le Pen et le parti lui-même.
Magistrat et chercheur, Vincent Sizaire revient sur les attaques de l’institution judiciaire organisées par l’extrême droite après les réquisitions contre Marine Le Pen, et sur l’incapacité de nos gouvernants d’accepter le principe d’égalité devant la loi.
Les cadres du Rassemblement national multiplient les attaques envers la justice après l’annonce des réquisitions du parquet à l’encontre de Marine Le Pen. Possible recours pour 2027 en cas de condamnation, Jordan Bardella poursuit sa tournée promotionnelle.
Après avoir invité Jordan Bardella en 2023, HEC Débats, une prestigieuse association de l’école de commerce, vient de nouer un partenariat avec Otium Capital, le fonds d’investissement du milliardaire proche de l’extrême droite. Plusieurs étudiants dénoncent cette situation et l’inaction de la direction.
Le Rassemblement national a consacré l’essentiel de sa journée de niche parlementaire à la défense d’un texte sur l’abrogation de la réforme des retraites vidé de sa substance. Il en a profité pour invectiver la gauche, sans parvenir à obtenir la moindre victoire.
Longtemps ouvertement pro-Trump, le Rassemblement national a pris du recul vis-à-vis du candidat américain, qui multiplie les outrances, laissant à Reconquête le rôle de premier allié français de l’ex-président. Sans pour autant déserter les réseaux trumpistes européens.