Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Les socialistes envisageaient dans un premier temps de ne pas censurer le gouvernement malgré l’absence de suspension de la réforme des retraites. Mais après le discours de François Bayrou et une fronde en interne, une partie du groupe a réalisé une nouvelle volte-face, rendant la situation plus illisible encore.
Après deux ans de vives tensions alimentées par l’extrême droite politique et groupusculaire, le projet d’ouvrir un Cada à Bélâbre, dans l’Indre, a été abandonné. Menacé de mort, le maire de la commune, Laurent Laroche, revient sur cette décision, qu’il regrette.
Tweets racistes, messages homophobes, pseudos néonazis... Derrière leurs écrans, plusieurs collaborateurs de députés Rassemblement national se lâchent sans jamais être inquiétés. La plupart d’entre eux sont toujours en poste à l’Assemblée.
Une dizaine de collaborateurs de députés Rassemblement national ont des liens avec le syndicat d’extrême droite la Cocarde. Une organisation étudiante identitaire, proche de groupuscules violents.
L’extrême droite roumaine a multiplié les références plus ou moins explicites au mouvement « légionnaire » de l’entre-deux-guerres. L’historien Traian Sandu décrypte l’originalité du fascisme roumain et la manière dont sa culture s’est transmise depuis un siècle.
Le récent licenciement de deux assistants parlementaires du RN n’a rien changé sur le fond : plusieurs autres collaborateurs de députés proches de groupuscules identitaires sont encore au poste. Une réalité qui illustre les liens persistants entre la mouvance radicale et le parti d’extrême droite.
Si La France insoumise a annoncé qu’elle déposera une motion de censure préalable du nouveau gouvernement, le reste du Nouveau Front populaire est partagé entre la tentation de jouer le jeu du parlementarisme et l’absence d’illusion sur un changement de cap politique.
L’animateur de Politicae, Raphaël Cognet, maire de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, a pioché dans le budget « formation » de sa mairie pour un improbable « coaching ». Un signalement a été adressé au préfet et au parquet de Versailles.
La « Nuit du bien commun » a permis de récolter 1,4 million d’euros, lundi 9 décembre. Prétendument apolitique, l’événement caritatif, fondé par le milliardaire ultra-conservateur Pierre-Édouard Stérin, aide des associations proches des réseaux catholiques réactionnaires et des mouvements anti-IVG.
Depuis le début de la révolution syrienne, des cadres du RN et certains proches de Marine Le Pen ont multiplié les visites de courtoisie à Bachar al-Assad, voyant dans le dictateur un rempart contre l’islamisme et l’immigration, sans égards pour le sort de la population syrienne.
Jamais satisfaite de l’attitude du premier ministre à son égard, pressée par son socle électoral, ses députés et un calendrier judiciaire défavorable, Marine Le Pen a fini par censurer le gouvernement de Michel Barnier. L’épilogue annoncé de trois mois de tartufferie politique.
En engageant la responsabilité de son gouvernement sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le premier ministre s’expose à une motion de censure. Elle sera votée, mercredi, malgré ses dernières compromissions avec l’extrême droite.