Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
À l’Assemblée nationale comme dans les médias Bolloré, l’extrême droite se coordonne pour démolir l’audiovisuel public. Face à ces attaques, des enquêtes de France 2 et Reporters sans frontières rappellent par les faits comment CNews ne respecte pas ses obligations de pluralisme et propage massivement ses obsessions identitaires.
Les stars de CNews et du « JDD » ont rassemblé mardi diverses nuances d’extrême droite le temps d’une soirée, durant laquelle elles ont pu développer leurs obsessions islamophobes et xénophobes. Le tout en présence d’une membre du gouvernement et de deux députés macronistes, qui n’y ont rien trouvé à redire.
Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi dans un froid glacial pour dénoncer le manque de moyens dans la lutte contre les violences envers les femmes, qui ne refluent pas, et rappeler que l’extrême droite « n’a jamais été et ne sera jamais féministe ».
D’Éric Ciotti à Sarah Knafo, en passant par le Rassemblement national, l’extrême droite multiplie les propositions ultrafavorables à un écosystème libertarien de plus en plus bruyant, pourtant peu enclin à participer au jeu politique traditionnel.
Jordan Bardella a balayé ce week-end les accusations qui font de son parti un « héritier du pétainisme ». Le président du RN n’a pourtant jamais rien eu à redire des propos de la députée RN Caroline Parmentier, proche de Marine Le Pen, qui disait encore « défendre le maréchal Pétain » en 2018.
Le maire de Fréjus ne cache pas sa proximité avec Logan Djian, un ancien leader du GUD condamné à plusieurs reprises pour violences. Pourtant, aucun des cadres du RN interrogés ne juge nécessaire de remettre en cause sa place dans les instances dirigeantes du parti, dont il demeure vice-président.
Mediapart a analysé les interventions dans l’hémicycle du porte-parole du Rassemblement national au cours des douze derniers mois. L’immense majorité sont des interruptions d’autres parlementaires et des invectives, souvent sexistes, loin de l’image de respectabilité que le parti d’extrême droite revendique.
Le petit parti allié au Rassemblement national vante ses débauchages locaux d’élus Les Républicains à l’approche des municipales. Son pari de l’« union des droites » n’a toutefois pas encore convaincu de poids lourds du mouvement présidé par Bruno Retailleau.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution consacrant le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine de ce territoire comme la nouvelle référence pour le règlement d’un conflit qui dure depuis cinquante ans. Au Maroc, des scènes de joie ont accueilli le vote.
Pour la première fois de son histoire, le parti de Marine Le Pen a fait adopter un de ses textes à l’Assemblée. Une proposition de résolution pour dénoncer l’accord de 1968 avec l’Algérie, votée avec les voix de la droite Les Républicains et Horizons, mais aussi grâce à l’absentéisme de la plupart des députés macronistes.
Jordan Bardella, Éric Zemmour, Philippe de Villiers… En publiant les derniers livres de ces trois figures d’extrême droite, la maison d’édition contrôlée par Vincent Bolloré s’assure une large exposition médiatique des idées qu’elles véhiculent. Avec la présidentielle de 2027 en ligne de mire.
Le parti d’extrême droite propose une baisse massive des dépenses de l’État, qu’il considère « inutiles », et cible l’immigration, les associations et les collectivités territoriales pour compenser les cadeaux fiscaux qu’il destine aux entreprises.