Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
La régie publicitaire Mediatransports annonce avoir refusé de participer à la promotion du livre du président du RN au nom de la neutralité politique. Elle diffuse pourtant actuellement des publicités pour plusieurs auteurs d’extrême droite.
En mettant l’abrogation de la réforme des retraites à l’ordre du jour de sa niche parlementaire, le Rassemblement national fait d’une pierre deux coups : se donner un vernis social à peu de frais tout en divisant le Nouveau Front populaire.
Omniprésente au tribunal pour se défendre des accusations de détournement de fonds publics qui pèsent sur elle et son parti, Marine Le Pen se retrouve éloignée des combats politiques de l’Assemblée, alors que son groupe y est plus puissant que jamais.
Prônant la baisse des taxes et l’amaigrissement de l’État, le Rassemblement national avance ses pions pour les débats budgétaires avec assurance. Emmanuel Macron ayant donné au parti d’extrême droite un droit de vie ou de mort sur le gouvernement Barnier.
Le premier ministre hongrois a présenté aux eurodéputés, mercredi 9 octobre, le programme de sa présidence du Conseil de l’Union européenne. Son discours a galvanisé les groupes d’extrême droite et illustré leurs divergences sur l’attitude à avoir envers la Russie.
Par le biais des commissions de l’Assemblée nationale, le député d’extrême droite a obtenu une place au conseil supérieur de l’Agence France-Presse. Au niveau local comme national, ce proche de Marine Le Pen a été à la manœuvre dans le boycott et les attaques contre plusieurs médias.
Marine Le Pen et Jordan Bardella ont lancé leur « campagne permanente », ressortant les slogans des élections européennes tout en ressassant leur amertume face au front républicain qui a empêché leur accession à Matignon.
Le flou du discours de politique générale du premier ministre, destiné à ménager l’extrême droite comme le camp présidentiel, lui a permis de s’éviter une bronca d’entrée de jeu. Mais il n’a généré ni enthousiasme ni hostilité.
Un rassemblement a eu lieu à Paris, dimanche, à l’initiative d’un collectif d’extrême droite pour rendre hommage à Philippine… et pointer du doigt l’immigration. Les statistiques et les experts invitent pourtant à interroger le meurtre de la jeune femme au prisme de la lutte contre les féminicides, loin des débats nauséabonds sur les populations étrangères.
Le parti d’extrême droite profite de sa position centrale pour applaudir les propositions sécuritaires et anti-immigration du ministre de l’intérieur, tout en menaçant de censure le gouvernement à la moindre contrariété. Michel Barnier, lui, semble s’en accommoder.
Après avoir largement contribué au rapprochement entre le chef de l’État et la droite LR sous le précédent quinquennat, l’ancien député a noué des liens privilégiés avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, au point de devenir l’« agent traitant » du RN auprès du camp présidentiel. Un rôle aussi utile que gênant pour l’Élysée.
Fort de 126 députés, le groupe d’extrême droite a organisé son séminaire de rentrée dans une ambiance de restructuration du parti, tout en savourant sa position centrale dans l’hémicycle.