Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Jordan Bardella ne veut plus abroger la réforme des retraites d’Emmanuel Macron, revenant sur une promesse du mouvement d’extrême droite. Une nouvelle preuve du glissement néolibéral du programme économique du RN qu’il n’assume pas encore clairement.
Éric Ciotti fait éclater son parti du fait d’un brutal changement de pied stratégique. Mais sur l’immigration ou la sécurité, Les Républicains et le Rassemblement national proposent en réalité beaucoup d’options politiques communes depuis au moins les années Sarkozy.
Après les élections européennes, qui ont vu les partis d’extrême droite progresser dans presque tous les pays, Matthijs Rooduijn, chercheur néerlandais en science politique, analyse les ressorts de cette nouvelle poussée à l’échelle du continent.
Auréolé d’un score historique, le RN est arrivé très largement en tête des élections européennes. Le parti d’extrême droite a accueilli avec un grand sourire l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, assurant à qui veut l’entendre être « prêt » à gouverner.
Rassemblés sur le port niçois pour un ultime meeting, les cadres du parti d’extrême droite ont tenté d’afficher une unité de façade. En coulisses, la campagne, minée par les dissensions internes, se termine dans une ambiance exécrable.
Jordan Bardella a tenu un ultime meeting de campagne à Paris, perturbé quelques instants par deux militantes des Femen. Comme à son habitude, le président du RN a récité ses formules toutes faites et dénoncé l’immigration.
Au-delà de la rupture avec son partenaire allemand l’AfD, le Rassemblement national est toujours allié avec divers partis aux positions ouvertement racistes et homophobes. Jordan Bardella assume ces infréquentables, arguant ne pas chercher « des clones » au Parlement européen.
Le Rassemblement national peine à expliquer comment il compte mettre en place la « double frontière » que promet Jordan Bardella dans son programme. La proposition est à la fois irréaliste et contraire au droit international.
Sébastien Delogu a écopé de la plus haute sanction prévue par le règlement. Un « incident grave », a justifié la présidente de l’Assemblée. La gauche souligne la disproportion de la sanction et fustige « le peu de compassion envers un peuple en train de se faire massacrer ».
Dans cette ville du Pas-de-Calais tenue par le Rassemblement national depuis 2014, associations, syndicats et opposants politiques continuent, malgré les pressions, de lutter contre l’extrême droite et le découragement.
En annonçant qu’il ne siégera plus avec l’AfD, son allié allemand, le Rassemblement national a lancé la recomposition des groupes d’extrême droite au Parlement européen, qui risque de durer tout l’été. Le RN devra trouver de nouveaux alliés pour conserver un groupe.
Après des semaines de relations tumultueuses, le Rassemblement national assure ne plus vouloir siéger avec son allié allemand au Parlement européen. Une rupture qui fait suite aux propos de la tête de liste allemande sur les SS qui ne seraient « pas automatiquement des criminels ».