Culture et idéesEnquête

Un Hellfest qui tourne au « Disneyland » : comment le metal se transforme en or

En dix-huit ans, le haut lieu des musiques extrêmes est devenu le deuxième plus gros festival en France. Secret de cette réussite : son business model redoutable. Premier volet de l’enquête de notre partenaire Mediacités.

Thibault Dumas (Mediacités Nantes)

Nantes (Loire-Atlantique).– Le succès débute par un échec. Nous sommes au parc des expositions du Mans (Sarthe), en juin 2005. Le Furyfest, un festival de musique metal lancé par le jeune Clissonnais Benjamin Barbaud, touche à sa fin après avoir accueilli 33 000 spectateurs et spectatrices. Mais le fondateur a vendu les droits du festival à de nouveaux promoteurs peu scrupuleux qui s’envolent avec la caisse. L’ancêtre du Hellfest se clôt avec une ardoise à 600 000 euros.

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