La future recrue de M6 déploie dans son émission une violence inouïe, humiliant ses chroniqueurs et menaçant des personnalités. Mediapart révèle ses méthodes et celles de son entourage hors antenne : Matthieu Delormeau menacé, le manager de Malik Bentalha tabassé dans les loges... Chaque fois, l’ordre est donné de tout étouffer.
Pour sa dernière émission, l’animateur de C8 a annoncé son départ vers le groupe M6. Au programme de l’ultime « TPMP » : du rire, des jeux, mais aussi des règlements de compte et des intox à gogo. Preuve que malgré ses promesses, cet allié objectif de l’extrême droite n’est pas près de renier son militantisme politique.
Poursuivi pour harcèlement sexuel et travail dissimulé, l’animateur de CNews a été condamné lundi en appel à 18 mois de prison avec sursis et à une obligation de soins. Le groupe Canal+, qui disait attendre l’arrêt de la cour d’appel, va devoir se prononcer sur son maintien à l’antenne.
Vivendi est mort. Le 9 décembre, ses actionnaires doivent acter la scission du groupe en plusieurs entités. Canal+ sera coté à Londres, Havas à Amsterdam et Louis Hachette à Paris. Une opération qui vise à renforcer le contrôle du groupe Bolloré, au mépris de toute réglementation boursière.
Le groupe audiovisuel payant, qui a fêté cette année ses quarante ans, s’est profondément transformé dans le sillage des bouleversements amenés par les plateformes de streaming américaines, à la fois pour assurer sa pérennité économique, mais aussi pour coller aux velléités idéologiques de son propriétaire, Vincent Bolloré.
Il a racheté l’ESJ Paris, une école de journalisme, avec Vincent Bolloré, Rodolphe Saadé, Bernard Arnault... Pourtant, Vianney d’Alançon entretient des relations houleuses avec les journalistes qui chroniquent ses affaires. Et ne manque pas de leur faire savoir, parfois par des menaces.
Alors que s’ouvre son procès en appel pour corruption de mineurs, l’animateur de CNews semble plus indéboulonnable que jamais au sein de la chaîne de Vincent Bolloré.
L’École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris) a annoncé avoir été rachetée par plusieurs hommes d’affaires, dont les milliardaires et patrons de presse Vincent Bolloré et Bernard Arnault. De quoi élargir leur pouvoir d’influence en formatant de futures générations de journalistes en France.
Si critiques envers le rôle d’Elon Musk dans l’élection de Trump, les autorités françaises restent passives face à l’offensive de Vincent Bolloré. Les dernières élections législatives comme le financement du livre de Jordan Bardella montrent pourtant que le système de contrôle est dépassé.
Pour la reprise de son émission sur C8, l’animateur de « TPMP » a réagi pour la première fois à la décision de l’Arcom de débrancher la chaîne de la TNT. Il a dénoncé le harcèlement dont il serait victime de la part de l’autorité de régulation, annonçant son intention de saisir la justice.
Icône de l’extrême droite la plus radicale, Marc de Cacqueray-Valménier assure, selon le média La Lettre, la sécurité d’une île bretonne, propriété du milliardaire d’extrême droite.
En faisant le choix d’éjecter C8 de la TNT, l’Arcom met fin à l’inertie des autorités de régulation face au projet idéologique du milliardaire breton. Mais celui-ci pourra continuer d’exploiter CNews pour diffuser ses idées ultraréactionnaires.
Depuis cinq jours, Mimi Marchand, la papesse de la presse people, s’active pour bloquer la publication de photos sur lesquelles on voit le président du RN et l’animateur dîner dans la maison de vacances de celui-ci. Des clichés qui en disent long sur cette proximité que les deux hommes aimeraient garder secrète.
À quelques heures de la fin de la campagne des législatives, « Le Journal du dimanche », aidé par toute la galaxie Bolloré, a affirmé à tort que le gouvernement s’apprêtait à suspendre la loi immigration. Et refusé de supprimer son faux scoop, malgré la réserve électorale et quatre mises en demeure. Le parti Renaissance a déposé plainte.
Le régulateur des médias a infligé deux amendes de 60 000 et 20 000 euros pour « manquements » à ses obligations de la chaîne de Vincent Bolloré. En cause : une saillie raciste et un propos climato-sceptique.
Banalisation du RN au nom de la « neutralité », emprise des médias d’extrême droite de Bolloré, pilonnage de la gauche sur les plateaux, tandis que l’Arcom renouvelle certaines fréquences de la TNT : dans « À l’air libre », c’est l’heure du bilan médiatique de la campagne. Et il n’est pas fameux...