Emmanuel Carrère, il y a quelque chose qui boite

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Emmanuel Carrère, dans Le Royaume (POL), tombe sur un bec : Le Nouveau Testament. Mêlant sa crise de foi d'il y a vingt ans et les tribulations de Paul et Luc voilà vingt siècles, il déraille par où sa littérature pèche soudain : l'emploi d'un “je” omniprésent, désinvolte et fourbu. On espérait Fernand Braudel, c'est Alain Decaux. Démonstration...

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L’écrivain Emmanuel Carrère partage avec le cinéaste Arnaud Desplechin l’art de créer des chefs-d’œuvre universels tout en soldant – sinon pour solder – des comptes personnels. D’aucuns (d’aucunes le plus souvent) s’en offusquent. Trop de mauvais sentiments animent les merveilles, ainsi souillées, de ces démiurges malsains. Si bien qu'un tel public se détourne, au nom d’une certaine idée de l’esthétique : le talent relève des circonstances aggravantes. Circulez, il n’y a plus rien à lire ni à voir !