Quand le hasard et les découvertes scientifiques font bon ménage

Entretien filmé avec Sylvie Catellin, sur la façon dont la sérendipité déconstruit les cloisons artificielles entre l’inattendu, l’intuition et le raisonnement scientifique. La popularité du terme est contemporaine d’un accroissement contestable du contrôle et de la programmation de la recherche.

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Le terme de sérendipité est entré dans les dictionnaires français en 2011. Pour le Robert, il désigne « la capacité, l'aptitude à faire une découverte inattendue et à en saisir l'utilité (scientifique, pratique) ». Mais en anglais, le terme, dont l’étymologie renvoie à des contes persans, apparaît dès 1754 sous la plume d'un collectionneur passionné, Horace Walpole.

Comment ce néologisme de chineur distingué est-il devenu un concept important en épistémologie ? Quels sont les exemples de découvertes dues à la sérendipité dans l’histoire de sciences ? Sylvie Catellin, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, retrace l’histoire des avatars de la sérendipité, entre littérature et sciences. Et montre que la vogue actuelle du terme peut s’expliquer comme une réaction au dirigisme croissant, et néfaste, des politiques de la recherche.

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