La lecture au temps du corona (9) Marlen Haushofer ou la survie d'une femme

Par Linda Lê (En attendant Nadeau)

Tout destinait Betty à devenir « une gentille femme amicale un peu distraite ». Elle parvient à fuir ce qui l'avait entravée. Le roman de Marlen Haushofer Une poignée de vies, publié en 1955, vient d’être finement traduit en français.

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À propos de Portrait de femme, Henry James disait que « la littérature d’imagination habite une maison qui n’a pas une seule fenêtre, mais des millions, ou plutôt un nombre incalculable de fenêtres possibles ; chacune d’elles a été percée ou pourra encore être percée dans sa vaste façade suivant le besoin de voir de chaque individu et suivant la pression exercée par sa volonté ». Et d’ajouter que ces ouvertures donnent toutes sur une scène humaine.