Autour d’un «lieu culturel», un roman d’horreur sociologique

Par Ulysse Baratin (En attendant Nadeau)

Cruel, le roman de Celia Levi représente avec exactitude la vie d’un centre culturel et de ses salariés précaires et aliénés. Chronique sans issue de l’arrivée à Paris d’une jeune Bretonne, La Tannerie condense les illusions politiques et sociales de toute une génération.

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Arrivée de Brest à Pantin, Jeanne, une vingtaine d’années, était libraire mais s’ennuyait, et se retrouve maintenant « accueillante » à la Tannerie, ancienne usine reconvertie en « lieu » culturel. Il y a des fêtes, du théâtre, de l’art contemporain, des défilés de mode. Jeanne n’y comprend pas grand-chose mais va apprendre tant bien que mal au contact de la faune à demi cultivée et à demi politisée que compose le personnel.