Une somme pour sortir l’esclavage des marges de l’Histoire

Par

Avec « Les Mondes de l’esclavage », une cinquantaine d’universitaires documentent la diversité de l’esclavage, de la Préhistoire à nos jours. « Le passé esclavagiste n’est pas une autre histoire, et ce n’est pas une histoire des autres », préviennent-ils.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La somme sur l’esclavage que publient les éditions du Seuil ces jours-ci est épaisse (plus de 1 100 pages) et un peu intimidante. Mais sa cinquantaine d’auteurs, emmenés par l’historien de la Grèce ancienne Paulin Ismard, ont réussi à emprunter, de bout en bout, un chemin de crête ardu, s’engageant à la fois dans d’âpres débats académiques sur les réalités des esclavages au fil des siècles et s’efforçant de parler à un plus grand public, un peu plus d’un an après les mobilisations de Black Lives Matter, aux États-Unis comme en Europe. « Le passé esclavagiste n’est pas une autre histoire, et ce n’est pas une histoire des autres », prévient en ouverture le directeur de l’ouvrage.