«Pour l’immense majorité, le confinement est une grande souffrance personnelle»

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Le confinement, qui s’apprête à être prolongé en mai, accroît maintes souffrances intérieures qui peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé dans les mois, les années qui viennent, prévient le sociologue et anthropologue David Le Breton.

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«Il est impératif de réinstaurer l’humanisme social violemment attaqué dans le monde entier par un capitalisme triomphant et cynique pour relancer le goût de vivre, pas seulement pour protéger les plus vulnérables », plaide dans un entretien à Mediapart le sociologue et anthropologue David Le Breton. Professeur de sociologie à l’université de Strasbourg, auteur de nombreux ouvrages chez Métailié qui nous invitent à décélérer, axés vers le corps en particulier (Marcher. Éloge des chemins et de la lenteur ; Du silence ; La Saveur du monde. Une anthropologie des sens ou encore L’Adieu au corps), il revient notamment sur les dégâts physiques et psychologiques du confinement amené à être prolongé en mai, à l’heure où des appels indécents du patronat ou encore de membres du gouvernement se multiplient pour que les Français travaillent plus après la crise du Covid-19 et s’assoient sur leurs congés pour relancer l’économie.