Canevas : imposture et drôle de trame (2/2)

En s’inspirant d’une histoire réelle, l’écrivain Benjamin Stein a construit un extraordinaire double thriller métaphysique et philosophique, Canevas : usurpation de malheur, identité, foi… et vérités relatives. Le lecteur peut aussi bien aborder Canevas par la droite que par la gauche, et un sous-titre différent figure sur chaque couverture. Après vous avoir présenté ce roman côté Jan Wechsler, voici sa version côté Amnon Zichroni. Avec extraits en fin d'article.

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Canevas, de Benjamin Stein, a laissé coite la quasi-totalité de la critique française. Comme si l’on n’avait pas su par quel bout prendre le livre : au sens littéral. En effet, le lecteur peut aussi bien aborder Canevas par la droite que par la gauche, et un sous-titre différent figure sur chaque couverture : Amnon Zichroni (paginé de Z.9 à Z.208) et Jan Wechsler (paginé de W.9 à W.222). Il n’y a pas de "début" ni de "fin" unique, mais deux récits imprimés en vis-à-vis qui font jonction au milieu du livre, et en forment un troisième, plus profond et plus troublant. Cette composition inhabituelle n’est pas un gadget littéraire ; elle est part intégrante du propos, réflexion sur le mensonge et la vérité, l’identité et ses fluctuations, le réel et la fiction. Le roman Amnon Zichroni perturbe ou complète le roman Jan Wechsler, et inversement. Vertigineux et passionnant. Après le compte-rendu de lecture de Jan Wechsler, voici aujourd'hui Amnon Zichroni.