Le cinéma affiche les contradictions de la société tunisienne

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Le festival des Journées cinématographiques de Carthage vient de s’achever à Tunis. Les réalisateurs tunisiens de la nouvelle génération y dressent des portraits au vitriol de la société post-révolution.

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.-  Alors que le générique de Mustafa Z commence, des photos tirées des réseaux sociaux défilent à l’écran. Une maison bancale construite de façon anarchique, des poubelles qui débordent dans les rues, les images offrent pêle-mêle une vision sans filtre de la Tunisie. Le ton du film tunisien du réalisateur Nidhal Chatta est posé dès le début : son regard se veut ironique et distancié pour décrire la société tunisienne post-révolution. « Je voulais parvenir à montrer ses contradictions dans cette transition dont beaucoup ne voient pas l’issue. Et il fallait l’humour comme distanciation pour en parler plutôt que d’aller vers le tragique », raconte le réalisateur pendant le festival des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) qui s’est déroulé du 4 au 11 novembre à Tunis.