La lecture au temps du corona (12) «Les Optimistes», un roman sur les débuts du sida

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L’inversion du stigmate est une technique de lutte bien connue des minorités ; c’est le principe de la Gay Pride. Le livre de Rebecca Makkai, qui raconte le sida dans le Chicago du milieu des années 1980, choisit une autre voie : prendre une population stigmatisée dans les filets d’un roman grand public pour en faire une histoire commune.

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C’est un roman calibré pour être un succès : un page-turner, le genre qui embarque son lecteur jusqu’au bout de la nuit ; un livre qui vise des tirages importants et se présente en piles sur les tables des librairies. Et pourtant, c’est un roman qui parle d’une histoire pas très grand public, une histoire restée longtemps confidentielle, voire tenue à l’écart, quand elle n’a pas été tout bonnement oubliée : celle des débuts de l’épidémie du sida.