A Marseille, Thomas Bellinck bâtit un mausolée pour l’Europe

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Une « exposition internationale sur la vie dans l’ancienne Union européenne » s’ouvre à Marseille samedi 16 juin. Dans ce vrai-faux musée sur la mort de l’Europe, l’artiste belge Thomas Bellinck invite à réfléchir sur les illusions perdues des « pères fondateurs », et plaide pour une nouvelle radicalité européenne.

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Marseille, de notre envoyé spécial. - C’est l’exposition qu’il faut avoir visitée cet été pour se préparer en douceur aux élections européennes de 2019. L’artiste belge Thomas Bellinck a installé sur les hauteurs du fort Saint-Jean, à Marseille, sa Maison de l’histoire européenne en exil, un mausolée fascinant pour une Europe défunte, à arpenter à partir du samedi 16 juin. Du crépi beige au mur, des couleurs décolorées, des tableaux recouverts d’un voile poussiéreux, des échafaudages laissés apparents dans les parties extérieures : il va flotter cet été une odeur de décomposition en plein cœur du Mucem, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée.