« Baise-moi », un film né sous X

Par Dolorès Bakela (La Déferlante)

En juin 2000 sortait Baise-moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi. Le film se retrouve aussitôt au centre d’une polémique lancée par l’extrême droite catholique. L'épisode annonce un tournant dans le féminisme avec, cinq ans plus tard, la parution de King Kong Théorie. Un article de la revue La Déferlante à paraître jeudi 17 juin.

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C’est l’histoire d’une sortie éclair. Quelques jours entre fin juin et début juillet 2000 qui font basculer une œuvre féministe attendue en brûlot pornographique interdit en salle : « Fait avec l’équivalent de 200 000 euros aujourd’hui, ce film est devenu un phénomène qui nous a échappé. On voulait faire des T-shirts Baise-moi parce que ça nous faisait rigoler, comme plein d’autres gens. À l’époque, il n’y avait pas de réseaux sociaux, mais on ne s’attendait pas à l’ampleur que ça allait prendre », se rappelle aujourd’hui Virginie Despentes, coréalisatrice du film.