Geneviève Azam: «Refuser la marchandisation de la biodiversité»

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L’économiste Geneviève Azam analyse ce que le virus a dévoilé de nos sociétés capitalistes ultralibérales à bout de souffle et d’exploitation, à partir de sa lecture de Karl Polanyi (1886-1964) et de son maître livre : La Grande Transformation.

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En février dernier, paraissait un texte passé relativement inaperçu, du fait de la pandémie : Second manifeste convivialiste. Pour un monde post-néolibéral (Actes Sud). Sachons ne pas perdre de vue que « le triomphe du capitalisme rentier et spéculatif doit être compris comme l’aboutissement et le point culminant d’une aspiration de l’espèce humaine à la démesure ». Le premier Manifeste convivialiste (Éditions du bord de l’eau), en 2013, autour de la Revue du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales) et du sociologue Alain Caillé, s’interrogeait déjà : « Comment faire obstacle à l’accumulation de la puissance, désormais illimitée et potentiellement auto-destructrice, sur les hommes et sur la nature ? »