Ouvrir un premier roman fait partie des plus grands plaisirs d'une rentrée littéraire, un plaisir le plus souvent bref – quelques lignes suffisant à ruiner l'immense espoir qu'à chaque fois pourtant on place dans un auteur inconnu. Quand ce roman propose «à l'aide» en guise de dédicace, l'espoir est redoublé. Surtout lorsqu'il paraît sous l'une des magnifiques couvertures dont les éditions Allia ont le secret. Depuis plus d'une dizaine d'années maintenant, Allia est en effet devenu l'un des principaux pourvoyeurs de bons, voire d'excellents premiers «romans» – Grégoire Bouillier, Eric Chauvier, Hélène Frappat, Hadrien Laroche... Liste non exhaustive à laquelle il conviendra d'ajouter dorénavant Pauline Klein qui fait paraître Alice Kahn en cette rentrée, un premier roman à propos duquel elle ne cache pas le rôle décisif de son éditeur Gérard Berréby qui a su, un an durant, lui faire reprendre les bribes de textes qu'elle lui avait envoyées par la poste.