Une balade olfactive dans le sud de la France entre parfums envoûtants… et réalités sociales et écologiques invisibilisées. De Grasse à Hyères, c’est toute une économie de la fleur qui, derrière le glamour, cache ses difficultés. Mais beaucoup d’acteurs et d’actrices du secteur tentent de changer les choses.
Elles évoquent la garrigue, l’été et les grillades au soleil. Pourtant, les herbes de Provence ont souvent tout sauf l’accent du Sud. Près de 90 % des herbes de Provence vendues en France sont importées, alors même que producteurs et coopératives locales essayent de survivre. Étiquetage flou, labels trop faibles : le terroir a été sacrifié sur l’autel du rendement.
Insectes ravageurs, sécheresses plus longues, les conséquences du changement climatique menacent la pérennité des champs de lavandin du plateau de Valensole dont la floraison mauve est mondialement connue.
Sur la Côte d’Azur, alors que la floraison hivernale du mimosa attire de plus en plus de visiteurs, certaines espèces toxiques se sont échappées des jardins et ont profité des incendies dans la région pour envahir les massifs. La gestion de ces plantes provoque des dissensions entre les professionnels du tourisme et ceux de la conservation du littoral.
À Grasse, le « Jasminum grandiflorum » est célébré et transformé en icône patrimoniale du luxe alors que les champs azuréens se vident. Au milieu des années 2000, elle est relancée localement par une poignée de producteurs qui recrée une filière basée sur l’image.
Dans un marché ultra-mondialisé, 85 % des fleurs coupées vendues en France sont importées. Face à ce constat, des producteurs et des collectifs français tentent de proposer une voie plus responsable : celle d’une fleur plus traçable, parfois bio.
Les professionnels du secteur horticole manipulent tous les jours des fleurs traitées avec des pesticides. L’Anses a annoncé lancer une étude pour compléter les connaissances lacunaires du sujet. Au marché aux fleurs de Hyères, les nouvelles normes créent de l’inquiétude, alors que la concurrence internationale semble incontrôlée.
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