Flavia Castro, retour sur la dictature brésilienne

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La cinéaste Flavia Castro cherche à élucider le mystère de la mort de son père, ex-militant trotskiste, retrouvé mort en 1984, sur fond de dictature militaire finissante au Brésil. Lettres et révolutions sort en salles mercredi, tout à la fois journal intime, enquête policière et réflexion douloureuse sur le legs révolutionnaire.

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Une cohorte de films discrets, tournés ces dernières années en Amérique latine, souvent par des femmes, osent faire ce qui, jusqu'alors, paraissait impossible aux jeunes générations: se confronter aux idéaux révolutionnaires de leurs aînés, quitte à prendre acte de leurs échecs. En 2003, l'Argentine découvre, dans la gêne, Los Rubios, film inconfortable de bout en bout, où la réalisatrice, Albertina Carri, fille de «disparus» durant la dictature (1976-1983), enquête sur l'engagement et l'héroïsme de ses parents. En 2006, avec Le Rideau de sucre, Camila Guzmán, fille du réalisateur chilien Patricio Guzmán, revient à La Havane, sur les lieux de son enfance, pour mieux décrire, en creux, les errements actuels de la «révolution cubaine».