Mathias Énard en ravaudeur avisé de la Méditerranée

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22 août, date officielle du début de la rentrée des livres, des centaines de romans et une première station sur un chaînon marquant :  Rue des Voleurs. Forçat inspiré de l'impossible raccommodage Nord-Sud, Mathias Énard, en un roman aussi puissant que lancinant, se met avec maestria, pertinence et sincérité dans la peau de Lakhdar, un jeune Marocain guignant l'Espagne.

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Le roman est grand et Mathias Énard est son prophète. Il y avait eu le roman d’hier, Zone (2008), évocation ahurissante des machines infernales du XXe siècle et de tout ce qui s’ensuit, d’Auschwitz à Jérusalem. Voici le roman d’aujourd’hui, Rue des Voleurs, qui piste les soubresauts du bassin méditerranéen à l’heure des printemps arabes, à travers le destin vivace et tragique d’un Marocain soudain sorti de l’adolescence.