Le livre des insurrections de Peter Weiss

Par Linda Lê (En attendant Nadeau)

La maison d’édition Klincksieck publie en un seul volume L’Esthétique de la résistance, parue de 1975 à 1981 en trois tomes, le roman culte de l’écrivain et dramaturge allemand Peter Weiss. L’occasion de relire une œuvre qui se situe toujours du côté des réprouvés, des victimes, des outragés.

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Dans Campo Santo, l’éblouissant recueil de « petites proses » que W. G. Sebald consacre à la Corse, nul ne s’étonnera de trouver, parmi les 14 essais qui complètent le livre et rendent hommage aussi bien à Günter Grass, Peter Handke ou Jean Améry qu’à Kafka et Hanns Zischler, un texte sur l’un des artistes allemands les plus tourmentés de l’après-guerre, dont les écrits sont souvent lestés d’un grand poids idéologique, sans que leur rigueur en pâtisse et sans que leur âpre beauté en soit altérée : Peter Weiss.