Edition: de Zemmour à Millet, une certaine idée du rance

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Après les médias, le soi-disant «politiquement incorrect» se décline en livres. Des textes aux relents nauséabonds, stigmatisant les banlieues, moquant les «bien-pensants» et livrant une vision catastrophiste de l'immigration, connaissent un vif succès. Ce type d'ouvrages est aujourd'hui mis en avant par les plus grands éditeurs avec un argument: faire marcher le commerce.

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«Après une longue période d'indifférence, de méfiance, voire d'hostilité envers tout ce qui relève de la nation, les écrivains français reparlent de la France. L'actualité éditoriale témoigne de cette évolution ou, faudrait-il dire, de cette involution.» Telle était l'introduction de l'émission Répliques du samedi 11 juin où Alain Finkielkraut recevait l'essayiste et écrivain, Jean-Christophe Bailly, et l'auteur et éditeur, Richard Millet (l'émission est à écouter ici).