Fatima Daas: la convergence des livres

Par Pierre Benetti (En attendant Nadeau)

Par sa construction fragmentaire, sa circulation entre les langues – l’arabe, le français –, son humour porté autant sur la tendresse que sur l’autodérision, La Petite Dernière de Fatima Daas possède de vraies qualités littéraires. Relié aux transformations des luttes antiracistes, féministes, populaires, ce monologue en est aussi une juste expression.

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Rappelez-vous. Dans la nuit du 7 au 8 mars 2020, des centaines de femmes marchent du quartier populaire de la place des Fêtes à la place de la République, à Paris. Elles reprennent les mots d’Adèle Haenel à la cérémonie des César (« la honte ») et de Virginie Despentes à sa suite (« on se lève, on se casse »). Les rassemblements ne sont pas encore interdits pour cause de pandémie, mais les manifestantes sont vite gazées, embarquées par la police.