Le monde désaxé de Cassius Clay, selon Alban Lefranc

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De roman en roman, de la bande à Baader à Mohamed Ali, en passant par Nico ou Fassbinder, Alban Lefranc ne met pas seulement l'Allemagne et l'Amérique en perspective, mais la manière dont le langage (dé)construit l'Histoire. Analyse à l'occasion de la parution du Ring invisible.

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Pour Alban Lefranc, écrire revient à « jeter des sondes, poser un monde ». Tout part de ce que d’autres ont appelé des Vies imaginaires (Marcel Schwob) ou des « hypothèses biographiques » (Arno Bertina). Ne pas être dans une stricte fidélité à l’Histoire ou à la biographie mais faire surgir une conscience privée comme politique à travers le prisme du corps intime et social. Découvrir des vérités qui ne s'énoncent pas dans l'évidence ou la saisie univoque, en somme, seule manière de dire comment les choses « se passent, entre corps vivants, dans le temps vivant ».