Confinés, lisez Sholem Aleykhem!

Par Carole Ksiazenicer-Matheron (En attendant Nadeau)

En cette triste période où le printemps se contemple derrière des vitres, Étoiles vagabondes, le roman de Sholem Aleykhem – le « classique » de la littérature yiddish – offre à travers les péripéties de deux comédiens juifs du shtetl d’Europe de l’Est à Hollywood, un bain de douce ironie et de pur langage.

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Le renouveau de la traduction de cet auteur, le « classique » par excellence de la littérature yiddish, a commencé en France au début des années 1990, un peu plus d’un siècle après le début de la carrière littéraire (1883) de Sholem Rabinovitch, né en Ukraine en 1859 et mort à New York en 1916. Il assure la transmission d’une œuvre qui a trop souvent souffert d’une vision folkloriste et passéiste, illustrée par exemple par la mise en scène hollywoodienne d’Un violon sur le toit.