Paul Beatty: «Il y a une forte pression sur les écrivains noirs»

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Entretien avec l’auteur de Tuff, qui défend une littérature jouant de l'hybridation des langues et du métissage des identités. Lui qui « n’aime pas les groupes, ni les institutions » se régale à « déjouer les attentes ».

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Paul Beatty est le premier écrivain américain à avoir reçu le Man Booker Prize, prix anglais. C’était en 2016, pour Moi contre les États-Unis d’Amérique (Cambourakis, 2015), l’histoire d’un homme qui veut réintroduire la ségrégation aux États-Unis. Depuis, son éditeur français a judicieusement entrepris de rééditer ou de traduire les romans de cet auteur drolatique et percutant : après Slumberland, à la recherche d’un jazzman dans le Berlin d’avant la chute du mur (2016), voici Tuff, ou les aventures de Winston, armoire à glace et cinéphile averti, ex-dealer habitant Spanish Harlem, qui cherche sa voie (lire ici la critique du livre). Une occasion de parler avec Paul Beatty de mélange des genres, d’hybridation des langues et de métissage des identités.