Des hommes, des vrais

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Alors qu’une polémique sur les manuels scolaires ravive l’affrontement entre nature et culture sur la manière de se définir, de se vivre ou de se montrer comme homme ou femme, la publication d’une gigantesque Histoire de la virilité permet de saisir la construction historique des critères du «mâle».

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«La compréhension de ce que représentait la virilité au XIXe siècle est devenue difficile, voire impossible, notamment aux yeux des jeunes gens (…). Comment, désormais, s’imaginer que tant d’hommes ont consenti à souffrir et à mourir pour la patrie (…), que tant d’hommes ont regardé la mort en face à l’occasion de duels, ont désiré exercer une domination sur des peuples qu’ils jugeaient inférieurs, ont manifesté un esprit de conquête, ont fait preuve au cours des ébats d’une vigueur, donc d’une désinvolture, qui privait la femme de certaines raffinements de l’érotisme ?» Cette interrogation ouvre le second tome de l’Histoire de la virilité que publient, ce mois-ci, les éditions du Seuil.