Les écueils du Grand Paris Express

« Le meilleur transport est celui qu’on évite. » Plutôt que de rendre possibles des déplacements toujours plus lointains et pénibles, au prix d’une dette exponentielle et d’une urbanisation galopante, deux spécialistes des mobilités et de l’emploi proposent une vision régionale polycentrique. Elle favoriserait des « zones intenses » mêlant habitants et emplois et réduirait les besoins de transport.

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La mission exclusive de la Société du Grand Paris (SGP) se cantonne à la réalisation du vaste réseau du Grand Paris Express (GPE), et fait l’impasse sur toutes les autres fonctions urbaines. Les dirigeants de la SGP s’évertuent à vendre le rêve d’une « magnifique opération et ambition française, […] un objet unique… 200 km de long, 68 gares, 300 ouvrages techniques », supposé permettre à la France d’accéder à un rang économique majeur sur la scène internationale. Selon son directeur, « Un projet de cette ampleur-là n’a jamais été fait en France, et même jamais fait dans le monde… ».