La langue qui «ne débande jamais» d’Abdellah Taïa

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Le romancier marocain d'expression française Abdellah Taïa, 43 ans, questionne les ruptures et les transgressions auxquelles il s’est mesuré, ou le spectre du colonialisme qui se niche dans les amours comme dans les mots. Entretien clair, net, entier…

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C’était à Salé, faubourg de Rabat, dans les jardins de Hassan II. Non, Abdellah Taïa, né en 1973 au Maroc, n'a pas besoin du paravent de Flaubert ni d'un pastiche de Salaambô, tant il joue franc-jeu. Il assume son homosexualité avec une évidence naturelle et courageuse, qui l'a érigé en cible hérétique de choix ou en symbole d'avancées en cours, c'est selon.