Les romans de la rentrée littéraire 2011

Franzen, Roth, Chalandon, Darrieussecq, Carrère, Ernaux, etc. Toutes nos critiques, rencontres et entretiens autour des romans sortis à l'automne 2011.

Franzen et «Freedom»: est-ce vraiment aussi bien qu'on le dit?

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Jonathan Franzen. © (dr) Jonathan Franzen. © (dr)

Jonathan Franzen était l'un des quatre ou cinq auteurs attendus de la rentrée littéraire 2011: Freedom s'est installé en tête des ventes de livres. Mais la critique est divisée. Analyse de cet accueil, une fois la vague médiatique passée, autour d'un dialogue à distance, par mail, avec l'auteur. Avec les premières pages du livre, en exclusivité.

Sorj Chalandon donne l'extrême-onction littéraire à son traître

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Grand Prix du roman de l'Académie française, en lice pour le Goncourt et l'Interallié, Retour à Killybegs (Grasset) de Sorj Chalandon s'avère aussi abouti que dérangeant. Cette confession prenante et fulgurante prêtée à un renégat irlandais de l'IRA donne au lecteur la faculté d'admettre l'inadmissible. Arrêt sur sortilège...

Prix Renaudot. Limonov-Carrère, un trouble jeu de miroir

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Ecrire la vie d'un écrivain qui a lui-même beaucoup écrit sa vie ? Le kidnapping littéraire d'Emmanuel Carrère est aussi l'occasion de « déplier la Russie ». On se passionne pour ce Limonov traversant le siècle. Et plus encore pour les souterraines correspondances entre l'auteur et son «personnage».

Prix Goncourt. Le roman du remords colonial

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L'Art français de la guerre, d'Alexis Jenni, pourrait s'appeler Du sang, de la volupté et de la mort comme l'essai de Maurice Barrès. Il renverse toutefois cet ordre, d'un souffle propre à une conscience révulsée par l'injustice coloniale, mais fascinée par les vaincus escamotés de cette aventure. Ce roman d'une ampleur cosmique fore somptueusement nos traumas bellicistes.

L'ultime sélection du prix Goncourt

L'Académie Goncourt a publié mardi 25 octobre sa dernière sélection de quatre romans en lice pour le célèbre prix littéraire, qui sera remis le 2 novembre.

Prix Interallié : «Gang des barbares». Tout, tout de suite... et après

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Bagneux. Bagneux.

Un « roman », comme l'annonce la quatrième de couverture ? Non, ou si peu : Morgan Sportès revisite l'affaire du «gang des barbares» sans verser dans la littérature du vautour. Il reconstitue minutieusement l'histoire d'une bande qui n'en était pas une et ce qu'il fut impossible de voir, ou d'entendre, lors d'un procès à huis clos. Panne de transmission à la fois familiale et sociale, ouvrant sur un vide qui peut préluder au pire. «Rien de plus compliqué qu'un barbare», écrivait Flaubert...

Avec les premières pages du livre