Le consentement : libérateur ou réac ?

En France, le consentement, historiquement, est peu visible. « Qui ne dit mot consent », dit un adage célèbre. Profondément ancré dans notre culture, il irrigue jusqu’au Code pénal français et la définition des violences sexistes et sexuelles. Mais le mouvement #MeToo et le renouveau des mouvements féministes questionnent à nouveau la sexualité, les « relations » sexuelles et l’expérience, souvent bien différente, qu’en font les hommes et les femmes cisgenres. La question du « consentement » est même devenue centrale. Pour mieux la cerner et comprendre les controverses qu’elle suscite, entretien avec une philosophe, Manon Garcia, et une juriste, Catherine Le Magueresse.

Manon Garcia : « Le concept de consentement peut changer la société »

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Manon Garcia © Astrid di Crollalanza / Flammarion Manon Garcia © Astrid di Crollalanza / Flammarion

La philosophe féministe plaide pour une défense « éclairée » du consentement, à rebours des partisans de la « galanterie à la française ». Elle plaide pour une réforme du Code pénal, mais met en garde contre les « slogans » ou les « excès de zèle » de certaines militantes. 

Catherine Le Magueresse : « Le consentement est piégé »

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 © Photo Marie Magnin / Hans Lucas via AFP © Photo Marie Magnin / Hans Lucas via AFP

La notion de consentement est au cœur des débats relancés par le mouvement #MeToo et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Faut-il l’inscrire dans la loi ? Quelles en sont les limites ? Entretien avec la chercheuse Catherine Le Magueresse.