À Bruxelles, la France protège la finance contre le devoir de vigilance

Dans une note confidentielle, la France supprime toute référence au secteur financier dans la définition de la « chaîne d’activités » couverte par le devoir de vigilance dans la directive européenne en préparation. Bercy dément vouloir exonérer les banques. Le Conseil européen a finalement adopté un texte de compromis. 

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Si l’on écoute le ministère de l’économie, son soutien au devoir de vigilance des entreprises est total : « Nous soutenons très fortement le projet de directive européenne, explique un conseiller, nous avons porté ce projet et nous avons ouvert la voie en étant le premier pays à nous doter d’une loi sur le devoir de vigilance. Cette directive est la traduction d’une ambition de développement d’un nouveau capitalisme. » Bercy fait d'ailleurs remarquer qu’au-delà des raisons sociales et humanitaires, ses motivations sont aussi économiques : c’est dans l’intérêt des entreprises françaises que les contraintes et les règles soient les mêmes pour leurs concurrentes.

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