Le livre de Bill Emmott recoupe les enjeux électoraux aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France. Pas d’ouverture sans égalité des droits et des chances.
Avec « Alan Greenspan : l’homme qui savait », Sebastian Mallaby livre une contribution majeure à la compréhension d’une histoire financière qui a débouché sur la crise globale survenue en 2007 et 2008. Adulé avant cette date, vilipendé (par les mêmes) après, l’ancien président de la Réserve fédérale des États-Unis aura joué un rôle majeur dans cette affaire. Pour le pire.
Dans son Journal d’un sauvetage (Albin Michel), Jean Peyrelevade présente les notes qu'il a prises au jour le jour quand il était PDG du Crédit lyonnais. Il s'agit d'un « document de sociologie » au travers duquel transparaissent les mœurs consanguines du capitalisme français – mœurs qui sont au cœur de l'entretien que nous avons souhaité avoir avec l'auteur.
Avec « L'Imposture économique », l’économiste australien Steve Keen déboulonne quelques axiomes de base de l’école néoclassique. « Un texte majeur », selon l’économiste hétérodoxe français Gaël Giraud, qui détaille son impact dans une interview à Mediapart. Giraud appelle ses collègues à sortir l'économie universitaire de l’impasse où elle s’est enfermée.
Les économistes néoclassiques ne vivent pas dans le monde réel, mais dans un univers parallèle, basé sur des hypothèses hasardeuses et non démontrables, qui empêchent une vraie réflexion sur l'état de nos sociétés. Telles sont les conclusions ravageuses de « L'Imposture économique », un livre iconoclaste de l’économiste australien Steve Keen, qui retourne contre la pensée dominante les armes de l'analyse économique la plus traditionnelle.
Un anthropologue chez les brokers, traders et vendeurs. Horacio Ortiz s’est immergé dans le monde de la finance, en travaillant comme analyste à New York, Paris et désormais Shanghai. Il livre un essai Valeur financière et vérité, qui permet, entre autres, de comprendre comment les sociétés sont cotées.
Deux livres plaident pour l'éclatement de la zone euro – seule manière, aux yeux de leurs auteurs, de rompre avec les cadres actuels de l'UE, et de retrouver des marges de manœuvre économiques. Premier intérêt : ces ouvrages se réapproprient un sujet monopolisé par le Front national dans les médias, pour tenter d'en faire l'un des axes d'une politique de gauche.
Ouvrière sur une ligne de montage à l’usine automobile PSA d’Aulnay-sous-Bois, Ghislaine Tormos a découvert la lutte et l’écriture à 50 ans. Cela donne Le Salaire de la vie. Un récit à lire vite pour qui veut redescendre sur terre, au moment où l’État et le constructeur automobile chinois Dongfeng s’apprêtent à rentrer au capital du groupe PSA. Portrait et bonnes feuilles.
L’historien Sylvain Pattieu a recueilli la parole des salariés de l’usine PSA d’Aulnay dans un ouvrage qui vient de paraître. Mediapart en publie les bonnes feuilles, à l’heure où la direction communique sur la sortie de la dernière C3 sur place, alors que le plan de reclassement n’avance pas.
« L'Empire de la valeur », le nouveau livre d'André Orléan, brasse des idées décisives pour comprendre la crise en cours. Pour Mediapart, l'économiste réagit aux derniers soubresauts de la crise de l'euro. «Si le terme de démocratie veut dire quelque chose, on ne voit pas comment de telles mutations pourraient se faire sans un vaste débat national», assure-t-il.
Le pétrole ne fait pas seulement la richesse de ses producteurs, c'est aussi un acteur politique majeur qui a façonné notre démocratie occidentale. Telle est la thèse de l'historien américain Timothy Mitchell dans Petrocratia, petit livre au programme du débat «le pétrole, poison de la démocratie» dans le cadre du festival de Mediapart de dimanche prochain.
Dans The Big Short, Michael Lewis raconte l'histoire étonnante de cette poignée d'individus, à la personnalité souvent atypique, qui avaient vu venir de loin la crise financière globale et décidé de battre un système corrompu à son propre jeu. Dans le magma de la production éditoriale sur la crise, ce livre est un vrai joyau.