Dans un livre récent, Juan Sebastián Carbonell déconstruit les peurs contemporaines sur le travail, pour en dévoiler la réalité sous-jacente : un accroissement concret de l'exploitation. Une invitation à revoir nos priorités dans ce domaine crucial de nos vies.
Alors que les banques centrales sont devenues des actrices politiques majeures de l’économie et de la finance mondiales, peut-on encore maintenir la fiction que la politique monétaire n’est qu’une simple affaire technique ? Pour Éric Monnet, auteur de « La Banque Providence », il est urgent de démocratiser les questions monétaires, afin de mettre les banques centrales au service de tous.
L’économiste Bruno Amable décrit comment les socialistes et la droite ont fragilisé leurs bases sociales en transformant le modèle français dans un sens néolibéral. Mieux qu’eux, Emmanuel Macron a su fédérer un « bloc bourgeois » dont il cherche à étendre les frontières. En face, aucun bloc populaire de gauche n’existe encore.
Mediapart publie les bonnes feuilles du nouveau livre de l'économiste, « Une brève histoire de l’égalité », à paraître le 26 août aux éditions du Seuil. Il y discute du socialisme participatif et de ses critiques.
Dans un ouvrage paru à l’automne 2020 en anglais, l’historien de l’économie Aaron Benanav déconstruit l’idée que les technologies vont rendre le travail obsolète. Mais la réalité qu’il décrit, celle d’un capitalisme à bout de souffle, n’est pas plus réjouissante.
En s’intéressant au « perceptron » et à la vision du cerveau développée par l’économiste Friedrich Hayek, le physicien Pablo Jensen met en lumière un pan du néolibéralisme autoritaire, guidé par un parallèle avec les « réseaux de neurones ».
Cryptomonnaies, ébranlement de la domination du dollar, changement climatique… l’environnement monétaire auquel nous étions habitués est chamboulé de toutes parts. Les choix à venir nous concernent tous, insistent dans Le Futur de la monnaie les économistes Michel Aglietta et Natacha Valla.
Deux ans après l’effondrement du pont de Gênes, le philosophe marxiste Anselm Jappe livre un réquisitoire contre le béton armé, matériau nocif qui concrétise à ses yeux l’abstraction du capitalisme.
Entretien avec Cédric Durand, auteur de Techno-féodalisme, autour de la relation entre la crise actuelle du néolibéralisme et l’évolution du numérique.
Dans son ouvrage Quand la gauche essayait encore, l’économiste François Morin raconte son expérience au cœur de la préparation des nationalisations du premier septennat de François Mitterrand. Il en tire des leçons utiles pour notre temps.
Dans un entretien à Mediapart, l’économiste Éloi Laurent, auteur de Sortir de la croissance, explique en quoi la dépendance au PIB nuit au bien-être humain. Pour en sortir, il propose de changer de priorités et d’indicateurs.
Le néolibéralisme n’a jamais réussi à s’implanter totalement en France. Avec Emmanuel Macron, tout est en train de changer, écrit notre confrère Romaric Godin dans La Guerre sociale en France. Rompant avec les équilibres passés, l’État s’est rangé aux côtés du capital contre le travail, assumant la promotion d’un capitalisme autoritaire pour imposer ses vues. Extraits.
La perspective du grand remplacement du travail humain par les technologies de l’intelligence artificielle n’est-elle qu’un grand bluff destiné à contrer l’organisation des nouveaux prolétaires du numérique ? En explorant les contours du digital labor, le sociologue Antonio Casilli produit une enquête vertigineuse sur le travail au XXIe siècle.
Avocate en droit social, Marie-Laure Dufresne-Castets a bataillé contre Continental, Renault, PSA ou encore Moulinex. Dans son livre témoignage Un monde à gagner, elle dresse le tableau d'une justice des puissants, manquant singulièrement de courage, et appelle au combat politique, notamment face aux changements voulus par la présidence Macron.
Avant la crise de 2007-2008, le monde politico-financier a ignoré les mises en garde de la BRI. Dans un livre en forme de réquisitoire, Revolution Required, deux anciens hauts responsables de la « banque des banques centrales » avertissent que la prochaine implosion du « modèle de croissance financé par la dette » sera encore plus catastrophique.
Dans un ouvrage récent, l’économiste Ann Pettifor explique pourquoi le monde ne saurait être « à court d’argent » pour financer les grands défis. La seule condition reste d’ôter aux banques le pouvoir de création monétaire qu’elles détiennent seules.