Amiante: «L'Etat protège les intérêts des coupables»

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La Cour de cassation a cassé le non-lieu obtenu par le dernier PDG d’Amisol, cette usine de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) emblématique du scandale de l’amiante. Mais la sociologue de la santé au travail Annie Thébaud-Mony reste inquiète « de la violence qui ne cesse de se développer » contre les travailleurs. Entretien.

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Le 7 juin 2016, la Cour de cassation, la plus haute juridiction, a cassé le non-lieu de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris obtenu en février 2015 par Claude Chopin, le dernier PDG d’Amisol, cette “usine cercueil” de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), “bagne blanc” emblématique du scandale de l’amiante en France. Pour les victimes, anciennes ouvrières de l’usine qui ont développé des maladies liées à leur exposition à cette substance cancérogène et qui avaient porté plainte en 1997, année de l’interdiction de l’amiante, l’espoir d’un procès renaît.