La Caisse des dépôts en retrait de la moralisation de la vie publique

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Le secrétariat général du gouvernement a approuvé le versement d’indemnités aux membres de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts, bien qu’elles soient illégales ou bénéficient d'un statut juridique fragile.

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Comment l’organe de gouvernance de la plus puissante institution financière publique française, composé qui plus est de parlementaires et de hauts fonctionnaires de la Cour des comptes ou du Conseil d’État, peut-il envisager de verser à ses membres des indemnités qui interviennent en violation de la loi ou qui disposent d’un statut juridique fragile ? Comment Marc Guillaume, le secrétariat général du gouvernement (SGG), auquel un avis juridique a été demandé, a-t-il pu donner son assentiment à cette violation de la loi, au moment précis où le gouvernement annonce son intention d’œuvrer, par un nouveau projet de loi, à une moralisation de la vie publique ?