Dans l’Ain, le rêve brisé par le Covid d’une usine de cosmétiques pour le marché chinois

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En septembre 2019, un couple d’acteurs taïwanais, reconvertis dans les affaires en Chine, avait fait construire une usine près de Lyon afin de lancer une gamme de produits de beauté « Made in France ». Paralysé par la pandémie, le site pourrait fermer bientôt.

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Blyes (Ain).– Ruby, 27 ans, brandit un thermomètre frontal dès la porte franchie. Puis, sans un mot, elle indique un cahier sur lequel émarger. « Monsieur Lin va bientôt arriver », chuchote-t-elle dans un français parfait. Et voici que Jacques Lin, Taïwanais comme Ruby, dévale le grand escalier blanc. Ce sexagénaire aux cheveux auburn et souliers de luxe est le directeur de l’usine de production cosmétique Dowell & Yidai, inaugurée le 27 septembre 2019 dans cette petite commune de l’Ain, à 40 km à l’est de Lyon. Une usine à la pointe de la technologie, avait-on lu dans la presse locale, mais paralysée depuis l’apparition officielle de l’épidémie de Covid-19 en Chine il y a un an.