James Galbraith: «Les plans de soutien sauvent les actionnaires, pas les emplois»

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L’économiste américain James Galbraith analyse la crise économique et sociale qui touche les États-Unis. Pour lui, des transformations rapides et profondes s’imposent pour réorganiser tout le système et faire face à la montée d’un capitalisme de précarité.

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Économiste, enseignant à Austin (Texas), James Galbraith travaille depuis des années sur le keynésianisme, la montée des inégalités. Il a participé à l’élaboration des programmes économiques de Bernie Sanders. La crise sanitaire, l’effondrement économique, la montée spectaculaire du chômage aux États-Unis provoquée par la pandémie sont pour lui l’illustration de l’inefficacité d’un capitalisme financier incapable de répondre aux intérêts publics. Dénonçant les mesures mises en œuvre, il affirme que le retour à une certaine normalité tient du rêve. Pour lui, il y a deux voies possibles désormais : soit la répression de toute contestation pour maintenir les hiérarchies existantes au prix d’une montée vertigineuse de la précarité, soit la reconstruction sociale de tout le système autour des intérêts publics, de la santé, de l’environnement. Il revient également sur la vague de colère et de protestations qui traverse tous les États-Unis après le meurtre de George Floyd. Entretien.