La Caisse des dépôts happée par le capitalisme de la barbichette

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Les dispositions de la loi Pacte organisant une reprise en main de la Caisse des dépôts viennent d’être votées en première lecture à l’Assemblée nationale. Des nominations controversées ainsi qu’un licenciement spectaculaire suscitent aussi de vives critiques au sein du groupe public, qui mime les travers du capitalisme de connivence.

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La Caisse des dépôts et consignations (CDC) traverse une période de turbulences. Alors que l’arrivée du nouveau directeur général, Éric Lombard, auparavant patron de Generali France, était intervenue sans trop de vagues, le climat s’est depuis nettement dégradé au sein de la plus puissante des institutions financières publiques. Et à cela, il y a deux raisons qui se cumulent : d’abord, la loi Pacte devrait être définitivement adoptée la semaine prochaine en première lecture à l’Assemblée nationale, et les dispositions inquiétantes qu’elle contient concernant la gouvernance de la CDC, viennent tout juste de l’être. Et sur cette réforme viennent se greffer tout à la fois des nominations qui suscitent la controverse au sein de l’établissement public, ainsi qu’un licenciement qui fait beaucoup de bruit.