Natixis cherche à abuser ses clients, la presse et l'AMF

Après la révélation par Mediapart du système des commissions occultes mis en place depuis 2008 par Natixis Asset Management (NAM), la société de gestion a plaidé la bonne foi et argué d'un « vide réglementaire ». Mais elle sait que c'est inexact. Un rapport secret de sa maison mère, BPCE, s'inquiète d'une pratique qui « n’est pas justifiable ». NAM a par ailleurs expurgé un audit transmis à l'AMF.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Depuis que Mediapart a révélé le système des commissions occultes mis en place depuis 2008 par Natixis Asset Management (NAM) pour un montant avoisinant 100 millions d’euros (lire Natixis : les clients grugés pour gonfler les bonus), les dirigeants de la société de gestion ainsi que ceux de sa maison mère, Natixis (filiale elle-même de la banque BPCE), s’appliquent à minimiser l’ampleur du scandale, voire à l’étouffer. Mais ils n’y parviennent guère, car de jour en jour, de nouveaux indices viennent confirmer la réalité de la fraude à grande échelle qui avait été organisée au détriment des clients de l’établissement.