Quand les banques siphonnent les crédits d'impôts pour la recherche

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Le crédit d'impôt recherche devrait être reconduit sans problème lors de la discussion budgétaire pour 2010. Certes, le dispositif coûte cher – 3,4 milliards d'euros au moins –, mais il est efficace pour soutenir la recherche surtout dans les PME, explique le gouvernement. Un rapport établi par Gilles Carrez, rapporteur à la commission des finances de l'Assemblée nationale, nuance ces affirmations. Quels ont été les premiers bénéficiaires de la mesure en 2007? Les banques et les assurances! Le secteur financier a capté 312 millions d'euros de crédits cette année-là. La réforme de 2008 risque d'accentuer encore ces dérives.

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«C'est le dispositif le plus ambitieux pour la recherche dans le monde. Bien sûr, cela coûte cher mais cela pourrait coûter encore plus cher, qu'il ne faudrait pas hésiter. Car il permet de soutenir la recherche en France», insistait Nicolas Sarkozy au printemps. A sa suite, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, défendait devant les sénateurs le crédit impôt recherche (CIR) comme «l'outil le plus efficace pour renforcer la recherche privée».