Au premier examen, on pourrait penser que le moment n'est pas encore venu de tirer tous les enseignements du naufrage de la banque franco-belge Dexia. Chaque chose en son temps ! L'urgence, aujourd'hui, c'est d'organiser dans les meilleures conditions possibles le dépeçage du groupe financier, pour limiter l'ampleur du sinistre – qui sera de toutes façons considérable –, et pour assurer la poursuite de ce qui était initialement la mission de cet établissement – et dont il a gravement dérivé : le financement des collectivités locales. Il sera bien temps, plus tard, d'examiner les responsabilités en cause.