Le Conseil d’analyse économique expulse des « imposteurs »

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Placé auprès du premier ministre, le Conseil d'analyse économique va connaître une profonde réorganisation, pour prendre en compte la crise éthique qui secoue la profession des économistes. Du fait de leurs conflits d'intérêts, de nombreux économistes ne seront pas renouvelés. Mais le ministre des finances, lui, n'a pas pris la mesure du débat déontologique qui secoue la profession.

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La nouvelle présidente-déléguée du Conseil d’analyse économique (CAE), Agnès Bénassy-Quéré, a visiblement décidé de faire un grand ménage. Portée le 26 septembre à la tête de cet organisme chargé de fournir au premier ministre des éclairages sur les grandes questions économiques, elle devrait mettre en œuvre une importante réorganisation pour mettre sur la touche les experts qui sont le plus notoirement en conflit d’intérêts, et recomposer le conseil, de sorte qu’il soit plus restreint, plus féminisé, tout en restant pluraliste.