Le «nouveau capitalisme» de Le Maire: une imposture attestée à l’aéroport de Toulouse

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Depuis plus d’un an, le ministre des finances court micros et caméras en prétendant qu'il veut des entreprises plus respectueuses de l’intérêt général, et plus seulement avides de profit. Une imposture. La nouvelle opération de prédation organisée sur les richesses de l’aéroport de Toulouse, avec le soutien de Bercy, vient encore de le confirmer.

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Depuis plus d’un an, le ministre des finances, Bruno Le Maire, court micros et caméras en prétendant que le gouvernement veut des entreprises plus respectueuses de l’intérêt général et pas seulement avides de profit. Il a même consigné cette généreuse ambition dans la loi, celle qui est connue sous le nom de « Pacte ». Mais il y a des postures qui sont des impostures. Dans le cas présent, il suffit d’examiner l’opération de prédation qui a été organisée, mardi 5 octobre, lors de l’assemblée générale des actionnaires de la Société de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (SATP) : contre l’avis des collectivités locales concernées, mais avec le soutien des hauts fonctionnaires représentant l’État, les actionnaires chinois ont décidé de piller sous forme de dividendes la totalité des profits réalisés en 2018. CQFD : le « nouveau capitalisme » de Bruno Le Maire s’avère un capitalisme prédateur.