Quand un juge raconte les paradis fiscaux...

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Le jour où l'OCDE annonce triomphante qu'il n'y a plus aucun pays sur la liste noire des paradis fiscaux, il n'est pas inutile de lire Bernard Bertossa. «En 2008, il n'y a toujours pas de volonté sérieuse d'éradiquer la corruption et toujours pas de politique concertée en matière de lutte contre la grande criminalité d'argent», soutient l'ancien procureur général de Genève dans un livre d'entretien La Justice, les Affaires, la Corruption.

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Le jour où l'OCDE annonce triomphante qu'il n'y a plus aucun pays sur la liste noire des paradis fiscaux, que le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay ont donné depuis jeudi les gages suffisants pour rejoindre le purgatoire, il n'est pas inutile de lire Bernard Bertossa. Il sait, lui, de quoi il parle quand il aborde ces sujets. «En 2008, il n'y a toujours pas de volonté sérieuse d'éradiquer la corruption et toujours pas de politique concertée en matière de lutte contre la grande criminalité d'argent», dit l'ancien procureur général de Genève.