Budget 2018: au-delà des arbitrages, la logique d’austérité demeure

Si le projet de loi de finances pour 2018 sera présenté fin septembre, les grands arbitrages sont connus. Derrière quelques ministères préservés, la contribution des transferts sociaux à la baisse des déficits sera majeure. 

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Opération déminage pour le budget 2018. Après un été politiquement affreux dans la foulée de sa décision de baisser les dépenses publiques et les impôts, notamment ceux qui frappent les plus aisés, le gouvernement entend redorer son blason lors de la présentation, le 27 septembre, du projet de loi de finances (PLF) pour l’an prochain. Et pour cela, la priorité est de désamorcer l’accusation de pratiquer une politique d’austérité au détriment des plus fragiles. Il s’agira donc de mettre en avant quelques hausses de crédits. Alors que le projet de budget est dans les mains du Conseil d’État et devrait être examiné le 15 septembre par le Haut Conseil pour les finances publiques, les premiers arbitrages trahissent ce souci politique du gouvernement. Mais les objectifs de réduire le déficit public de 3 % du PIB à 2,7 % du PIB l’an prochain et d’obtenir une stabilité en volume (hors inflation) des dépenses publiques restent bel et bien d’actualité. Derrière l’écran d’un budget bienveillant se cachera donc un resserrement inédit de la politique budgétaire pour financer les baisses d’impôts.

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