Emmanuel Macron, président des 1% les plus riches

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Selon une étude de l’OFCE, les mesures fiscales du gouvernement profiteront surtout aux 1 % les plus riches. La preuve de l’attachement de l’exécutif à la théorie, désormais datée, du « ruissellement » de la richesse et de son refus de faire face au creusement des inégalités. 

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Depuis quelques jours, la priorité du gouvernement évolue vers une logique alliant la consolidation budgétaire à la baisse de la fiscalité. Ce changement a été confirmé ce mercredi 12 juillet dans l’entretien accordé par le premier ministre Édouard Philippe au quotidien Les Échos. Ce dernier annonce une baisse de la fiscalité de 11 milliards d’euros pour 2018, avec la mise en place, dès la première année budgétaire du quinquennat, des principales mesures fiscales envisagées : transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), exonération partielle de la taxe d’habitation, transferts des cotisations salariales sur la maladie et le chômage vers la CSG, mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital (qui, jusqu’ici, était prévu en 2019). À cela s’ajoutent les mesures décidées par le précédent gouvernement : hausse et élargissement du CICE et baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (IS) à 28 %.